
Le scoutisme est une méthode pédagogique éprouvée et originale. Ses objectifs sont très bien définis dans Le Livre Blanc de notre mouvement, disponible ici en PDF.
Si tu n'as pas le temps de consulter cet ouvrage, tu peux lire ces quelques éclaircissements :
Quelle élite?
Une élite chrétienne. Rappelons quelle est l'originalité de la définition chrétienne de l'élite. Elle a aussi peu à voir avec celle du surhomme de Nietsche qu'avec celle du soldat politique ou du golden boy.
Petit scandale dans le monde antique : un obscur galiléen qui se prétend tout de même Roi et Fils de Dieu dit n'être "pas venu pour être servi, mais pour servir". (Matthieu 20:28, Marc 10:45)
Devant une telle affirmation, la Rome païenne, Babylone oisive au faîte de sa puissance, étendant son empire à la quasi-totalité du monde connu, n'avait aucune chance.
Les idoles de Rome churent et la terre d'Europe, labourée par de violents mouvements de population et fécondée par les semailles évangéliques, conçut de nouvelles définitions de l'élite dont l'une des plus pures expressions est l'investiture chevaleresque. Protectrice des faibles à l'âge des princes-brigands, chaste aux temps troubles d'une chrétienté en adolescence, pauvre quand les pouvoirs séculiers étaient aux mains de gens de guerre, la chevalerie nous a valu la lumineuse et humble figure de Saint Louis, sa plus édifiante illustration. (En plus, c'est notre patron !)
L'élitisme du scoutisme s'inscrit dans cet héritage ; c'est d'abord une pratique profondément ancrée de l'esprit de service. On ne doit chercher dans cet idéal nulle trace ni d'une courtoisie superficielle, ni d'une tiède bienveillance à l'égard d'autrui, ni d'un humanitarisme formel. Ce goût du service procède directement de la Charité.
Ok, mais "service" de quoi ?
Service de Dieu, de l'Eglise, de la France, du prochain évangélique qu'évoque la Loi Scoute : cet engagement élevé, à l'heure de la vie .com, est définitivement ringard. Tant mieux : la jeunesse est volontiers frondeuse, et être ringard est une attitude "alternative" qui nous plaît. Ce n'est pas l'essentiel, mais il faut y mettre un peu de coquetterie.
Une loi, un uniforme, et la liberté dans tout ça ?
Passons sur le sentiment de liberté que procure la vie au grand air, ce serait enfoncer des portes ouvertes.
Ceux qui ont connu l'aventure scoute, et qui ont pu la comparer avec l'école,
le travail en entreprise, le service militaire ou toute activité dans
une structure sociale très organisée gardent la nostalgie d'un sentiment
de liberté singulier. Une troupe ne dispose d'aucun appareil répressif,
ne peut obliger personne à quoi que ce soit ; cependant, une discipline
positive est bien là, comme un édifice aérien dont chacun est une pierre.
Baden-Powell disait : "Une discipline imposée mène à la réaction ;
une discipline qui vient de l'intérieur n'en provoque aucune."
Cette discipline, c'est le goût de l'effort qui libère de la tyrannie
des sens, c'est cette aspiration à l'excellence qui délivre de la médiocrité,
c'est l'honneur d'obéir à un chef dont l'autorité ne peut s'asseoir que
sur :
1) l'exemple
2) l'assistance
Devenir des hommes responsables et épanouis.
"La moitié de la valeur de notre formation réside dans le fait de donner des responsabilités aux garçons." (Baden-Powell)
Les jeunes recrues sont intégrées directement dans une patrouille (de six à neuf garçons). Elles recevront illico un "poste d'action" : il n'y a pas de chômeurs, pas de touristes.
On confiera des responsabilités à celui qui, par humilité, ou par habitude, n'en a pas demandé, afin qu'il en fasse l'expérience. On invitera les plus timides à s'exprimer lors des veillées. Personne n'est mis à l'écart. Les patrouilles sont des bandes qui ne se forment pas par affinités, comme dans les cours de récréation, mais autour d'un objectif commun. C'est un apprentissage de la vie en société, une découverte des autres (et une franche rigolade).
Les recrues peuvent venir d'horizons différents, avoir des caractères très dépareillés. Untel sera plutôt sportif, l'autre bricoleur, le troisième musicien : il n'y a pas de profil scout. Tous les talents que le Bon Dieu donne à ses créatures peuvent s'y épanouir. C'est un peu le village des Schtroumpfs (moins la Schtroumpfette). Rapidement, on proposera au nouveau de prononcer sa promesse. (S'il n'est pas baptisé et qu'il le souhaite, on lui proposera un accompagnement au baptême). Sa progression scoute se poursuivra jusqu'à la responsabilité de chef de patrouille, voire au-delà (routier, assistant au chef de troupe, chef de troupe...).
Un bon plan de vacances.
Franchement, il n'y a pas photo, nos camps nous laissent des souvenirs extraordinaires ; et des crampes du rire aux abdominaux.

Pas de sélection.
Contacte-nous, nous recrutons. Il n'y a pas d'examen de recrutement, pas de profil racial, social, culturel ou sportif. Si tu as suffisamment de doigts pour faire un nud, de jambes pour te promener et de voix pour chanter, plus un nez au milieu du visage pour respirer le grand air, c'est bon. Nos activités ne coûtent pas très cher. Clique ici pour nous contacter.